LA MOUETTE

DU 19 AU 22 OCTOBRE 2017

THÉÂTRE DES GROTTES

UNE PIÈCE D’ANTON TCHEKHOV
MISE EN SCÈNE PAR ALEXANDRE PAÏTA
La Mouette est un moment de vie.

Et, comme le dirait Anton Tchekhov lui-même : « Dans la vie tout est mélangé, le profond et l’insignifiant, le sublime et le ridicule ».

Dans ce chef-d’œuvre d’art dramatique, Tchekhov nous montre l’être humain confronté à l’art. Il nous peint la réalité de la vie d’artiste : l’inspiration, la création, la douleur face à l’incompréhension des autres, face aux railleries, le découragement.

A chaque lecture de cette œuvre je revis des moments très concrets liés à mon expérience dans le milieu théâtral. Je revis mes premiers souvenirs sur les planches, mes premiers essais de mise en scène ou encore les moments forts de ma vie de professeur. Je revois une scène qui s’était déroulée il y a déjà longtemps dans une grande école de théâtre à Genève. Lors d’un concours pour lequel on avait fait appel à mes services pour faire partie du jury, je remarque un jeune acteur qui venait présenter un grand monologue, dans une interprétation très personnelle. Plus tard et suite aux délibérations, ce jeune homme reçut le jugement suivant d’un des critiques du jury : «Vous n’êtes pas fait pour le Théâtre, vous n’avez aucun talent ». Je me rappelle alors du regard blanc de ce jeune homme, passionné par l’art dramatique, son visage pâle, et je ressens sa peine, sa vocation remise en cause, ses rêves anéantis… Et c’est cette douleur, ces moments difficiles de la vie où il faut défendre sa vision des choses, ses rêves, croire en sa vocation. C’est ce que Tchekhov connaissait et c’est ce qu’il si bien exprimé dans sa pièce.

En somme la passion artistique en elle-même est douloureuse. La simple création, l’intensité de l’interprétation, l’appréhension du personnage —ce que recherche Nina dans la pièce- tout ceci est une souffrance en soi. En effet le travail de l’acteur, si long et si fastidieux, demande une implication totale de la personne, une introspection, une force et un courage que l’on soupçonne peu. Selon moi l’acteur ne doit surtout pas se contenter de réciter pas son texte, en effet il doit vivre son personnage. L’expression « acteur-créateur » me plaît beaucoup, car l’acteur créé son rôle, il construit son personnage, lui insuffle la vie, et pour ce faire il puise en lui-même, dans son histoire personnelle, dans ses qualités et ses défauts, dans ses expériences, dans ses sentiments propres.

Mais dans La Mouette il est aussi question d’amour. En effet l’amour est ce qui relie tous les personnages entre eux, ce qui les meut dans leurs vies, peu importe leur condition sociale, leur âge, leurs aspirations… Un grand éventail de catégories sociales sont représentées par l’auteur, et c’est au même endroit que temporairement, les personnages se retrouvent et confrontent leurs vies, provoquent les drames, plus ou moins conséquents, mais qui donnent à chacun la sensation d’exister, d’avoir une raison d’être.

La Mouette est un moment de vie. Ni plus ni moins. La vie telle qu’elle est, sans merveilleux, sans exploits sans fioritures difficile et vraie.

Distribution

  • Lisavokatch-Boldyreva
  • Ron H.
  • Sonia Melis Musu
  • Antonio Gomez
  • Sonia Vieira
  • Céline Souvent
  • Maria Travagli
  • Maikl Gerzner
  • Christophe Jaquier

René Donzé (lumières) – Aurélien Gataigneau (régie)

 

Billetterie Ville de Genève:

  • Espace Ville de Genève, 1 Pont de la Machine
  • Maison des arts du Grûtli, 16 rue Général-Dufour
  • Genève-Tourisme, 18 rue du Mont-Blanc
  • Cité Seniors, 28 rue Amat

Réservations par téléphone:

  • Suisse 0800 418 418 gratuit
  • Etranger 0041 22 418 3618 payant

Sur place tous les jours de représentation au Théâtre des Grottes, rue Louis Favre 43, 1201 Genève

Théâtre des Grottes

Rue Louis-Favre 43, 1201 Genève
Du 19 au 22 octobre 2017