Hommage à Jean-Pierre Raffaelli

Jean-Pierre Raffaëlli fut un vrai ami que j’ eu! Loyal et juste! Un grand soutien! Je l’aimais pour l’homme, l’artiste, l’homme de théâtre avec une élégance de la langue française rare et sans faille, le metteur en scène avec qui j’ai tellement travaillé, je l’aimais pour sa confiance dans mon art sans condition, son amour du théâtre et l’art en général mais aussi pour nos engueulades toujours respectueuses.

Depuis 12 années où j’ai fait sa connaissance lors du roi Lear à aujourd’hui où il m’a suggéré de créer le Cante Jondo de Lorca, tout en passant par le Roi Lear, Macbeth, Othello, Richard lll, Roud (son requiem), Cingria et Ramuz (nos chers aimés) créations dans lesquelles Jean-Pierre m’a dirigé.

Je perds aujourd’hui un ami irremplaçable à mon cœur et à mon art… Mais j’échangerais toujours avec toi Jean-Pierre depuis le royaume des grands hommes de l’art dramatique où tu es !

Less quatre représentations du Cante Jondo et les poèmes de Lorca au théâtre des grottes en octobre lui seront dédiées.

Alexandre Païta

El Cante Jondo

Le cante jondo est l’expression première de ce qui deviendra, au XIXeme siècle, le flamenco. Chant de la nuit, de l’amour et de la mort, il nourrit l’œuvre de notre poète comme une sève épaisse et lumineuse.

Heureuse, géniale, miraculeuse, éminemment gracieuse, [la poésie de Federico Garcia Lorca] est aussi tragique.

Et c’est là sans doute la raison profonde de son universel succès. Ses pièces sont fascinantes parce qu’elles sont, non seulement tragiques, mais la tragédie même, l’actus tragicus, l’auto sacramental, la représentation, non point d’une circonstance particulière et de ses contingentes conséquences, mais de la Fatalité elle-même et de l’inexorable accomplissement de sa menace : elles sont une algèbre de la Fatalité.

Et la moindre des poésies lyriques de Federico Garcia Lorca ou tel moment de celles-ci qui se réduit à un cri, à un soupir, à l’incantatoire évocation d’une chose, nuit, lune, rivière, cheval, femme, cloche, olive, possèdent la même vertu. Laquelle est si puissante que même à travers la traduction (et il faut dire que les traductions françaises sont toutes des réussites extraordinaires, fruit de ferveurs diverses, mais également au-dessus de tout éloge) on perçoit le son et la chanson, le ton, le tour, l’évidence du langage original, sa vérité espagnole, sa vérité populaire.

Et du même coup se laissent deviner, inhérente au délice, poignante, obscure, terrible, la présence de la passion et, imminente, l’effusion du sang. »

Poèmes aigus et profonds comme l’âme de Federico que nous entourons pour ce spectacle au son du texte, de la musique et de la danse.

Federico García Lorca

Poète et dramaturge espagnol, également prosateur, peintre, pianiste et compositeur, né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade

En 1931, Federico García Lorca fonde La Barraca, troupe de théâtre itinérante, qui joue les classiques
du Siècle d’Or dans les villages d’Espagne. Il écrit La Maison de Bernarda Alba, en 1936, deux mois avant son exécution par les franquistes, achevant ainsi la trilogie rurale commencée avec Noces de sang
(1933) et Yerma (1935). Il a alors 38 ans.

Le régime de Franco décide l’interdiction totale de ses œuvres jusqu’en 1953, quand Obras completas est publié dans une version très censurée.

Heureuse, géniale, miraculeuse, éminemment gracieuse, [la poésie de Federico Garcia
Lorca] est aussi tragique.
Et c’est là sans doute la raison profonde de son universel succès. vSes pièces sont fascinantes parce qu’elles sont, non seulement tragiques, mais la Tragédie même, l’actus tragicus, l’auto sacramental, la représentation, non point d’une circonstance particulière et de ses contingentes conséquences, mais de la Fatalité elle-même et de l’inexorable accomplissement de sa menace :
Elles sont une algèbre de la Fatalité.
La moindre des poésies lyriques de Federico Garcia Lorca ou tel moment de celles-ci qui se réduit à un cri, à un soupir, à l’incantatoire évocation d’une chose, nuit, lune, rivière, cheval, femme, cloche, olive, possèdent la même vertu. Laquelle est si puissante que même à travers la traduction (et il faut dire que les traductions françaises ici réunies sont toutes des réussites extraordinaires, fruit de ferveurs diverses, mais également au-dessus de tout éloge) on perçoit le son et la chanson, le ton, le tour, l’évidence du langage original, sa vérité espagnole, sa vérité populaire.

Alexandre Païta

Avec Elektra, Alexandre Païta prolonge sa réflexion sur la solitude et l’honneur en exposant à la lumière crue les antagonismes thématiques qui lui sont chers : oppression sociale et révolte, autorité et liberté, passion et morale. Dans sa mise en scène, Alexandre Païta attise la puissance explosive des passions à travers l’interprétation tendue de ses acteurs et actrices et l’immersion totale du spectateur dans l’intimité forcée et étouffante imaginée par l’auteur.

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Alexandre Païta dans une mise en scène au cordeau, servi par des comédiennes impliquées et formidables de talent, exacerbe une atmosphère irrespirable, toxique, née de la tradition délétère. Ce premier degré, violent et pédagogique, surdétermine le sentiment de finitude, d’impasse et de mort. Tout sauf le déshonneur, la mort n’est rien à côté de la non-soumission aux apparences !

Max Trébosc, Journaliste
sur La Maison de Bernarda Alba, Radio Clapas, juin 2021

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Avec son interprétation, l’acteur et metteur en scène franco-argentin installe au milieu de nous le mystère de la poésie pure de Baudelaire.

Illuminé et possédé par Baudelaire, M.Païta a reçu une profonde impression de la lecture de Les Fleurs du Mal. Ila été si profondément touché par Baudelaire qu’il a fait une sorte d’appropriation, le considérant comme son propre bien. On sait que l’homme s’approprie de ce que lui semble, comme si fait pour lui et on suppose que ces vers sont faits pour la voix sombre et gutturale de M. Païta.

Ana Rocha
Ecrivaine et journaliste
Lisbonne

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Bientôt sur la scène

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Les Critiques

Le Studio Théâtre de Genève forme des comédiennes et des comédiens. Alexandre Païta en est l’âme fondatrice et formatrice. Son travail est particulier et intéressant. On peut en juger par les pièces qu’il monte avec sa compagnie.
Le jeu du comédien est l’essence même du théâtre, il en est même la mise en scène, et la nature de ce jeu n’est ni la distanciation ni l’intellectualisation. Le texte n’est-il pas déjà le porteur de l’évènement, de l’histoire et de l’idée ? L’acteur en devient le média total, corps et âme sollicités entièrement.
La démarche d’Alexandre Païta ressemble à celle d’un chef d’orchestre : la mise en place des acteurs est très précise, les valeurs souhaitées et découvertes du texte sont sollicitées ostensiblement. Rien n’est caché : ce qui doit être dit, l’est ! Les corps sont le premier langage, et cela suppose un engagement de tous les instants ! Les actrices de la Maison de Bernarda sont à cet égard exemplaires. C’est une partition pour cordes qu’Alexandre Païta délivre ; chaque pupitre rend compte, et mieux, exacerbe les sentiments et tensions.
(…)
Alexandre Païta, formateur de comédiens fait toujours preuve d’empathie, à la fois judicieuse et convaincante, la stratégie rejoint l’efficacité. Attentif à tout, il insuffle une énergie démentielle à tout le monde, convainc sa troupe qu’il n’est de salut que dans la totale identification aux rôles joués.

Max Trébosc

Radio Clapas

Alexandre Païta dans une mise en scène au cordeau, servi par des comédiennes impliquées et formidables de talent, exacerbe une atmosphère irrespirable, toxique, née de la tradition délétère. Ce premier degré, violent et pédagogique, surdétermine le sentiment de finitude, d’impasse et de mort. Tout sauf le déshonneur, la mort n’est rien à côté de la non-soumission aux apparences !

Max Trébosc, Journaliste

sur La Maison de Bernarda Alba, Radio Clapas, juin 2021 – Région Roussillon-Midi-Pyrénées, 34-France

La Mouette d’Anton Tchekhov est une pièce forclose : tout ou presque se déroule dans un lieu unique, situé près d’un lac. C’est l’histoire éternelle de passions non partagées. Un puzzle amoureux se dessine peu à peu en autant de destins dont on sait très vite qu’ils seront contrariés. On joue aux cartes, on dîne, on se chamaille, on se plaint, on philosophe…

Max Trébosc, Journaliste

sur La Mouette, Radio Clapas, juin 2021 – Montpellier, Région Roussillon-Midi-Pyrénées,34 France

Un grand Bravo pour cette belle mise en scène qui nous plonge dans cette Espagne franquiste. Une pièce qui parle de la condition des femmes. Un thème qui reste lui d’actualité. Merci pour votre générosité.
Santonino

sur La Maison de Bernarda Alba

Interprétés par Alexandre Païta, les mots qui composent les poèmes de Baudelaire, semblent déployer leurs ailes pour mieux s’envoler portés par quelques partitions. Si judicieusement choisies. Ils s’envolent et nous aussi, nous offrant de voir et de percevoir tant d’horizons nouveaux, jusqu’alors emprisonnés entre les pages de livres dont seul le titre disait la portée. Ecoutez et vous verrez.

P Baud

sur Baudelaire

C’est profond et tendre ,avec cette voix , c’est plein de caractère et de douceur en même temps , j’adore
??????

Michael Granja Estebez

sur Baudelaire

La Troupe

Antonio
     Gomez

Daniela
Morina-Pelaggi

     Rachel
         Duc

Sonia
Vieira Cardoso

     Fabio
         Ferretti

Lydia
     Weyrich

Alberto
     Defferrard

Milene
    Homsy

Pierre-Etienne
       Gschwind

    Pat
       Lagadji

Marie-Camille
    Courvoisier

   Nuria
        Chollet

Magali
Danemark

Maria
     Travagli

Alexia
    Willemen

Laurent
     Birebent

Nicole
    Martinez

La Compagnie

Fondée en 2012 par Alexandre Païta la Compagnie Alexandre Païta avec en première Le Roi Lear de Shakespeare, a pour objectif la création de spectacles, leur diffusion et la promotion d’une nouvelle forme de théâtre où interviennent le texte, la musique et la danse. Sa spécificité est la recherche de l’authenticité dans le jeu de ses acteurs qui leur permet d’éprouver et de transmettre l’acte créateur théâtral, émotionnellement, puissamment avec simplicité et sincérité.

Baudelaire
Choix de poèmes tirés des recueils Les Fleurs du mal & Spleen de Paris

Sortie du Disque Baudelaire

Choix de poèmes tirés des recueils Les Fleurs du mal & Spleen de Paris
interprété par Alexandre Païta

Avec le soutien de